Les opérateurs
O’CAN, mandataire du groupement solidaire
La société O’CAN réalise depuis 1987, des travaux subaquatiques de génie civil et génie mécanique sur des ouvrages tels que des usines hydroélectriques, des barrages, des écluses, des ouvrages de prises d’eau ou autres ouvrages hydrauliques. O’CAN est une filiale du groupe drômois CAN dont la vocation est la réalisation de travaux d’accès difficiles. Ses scaphandriers, classe 2 ou 3, mention A, sont également soudeurs, maçons, chaudronniers… O’CAN exerce son métier particulièrement dans le quart sud-est, mais ses équipes interviennent partout en France ainsi qu’à l’export (Inde, Chili, Soudan, Algérie…).
Ipso Facto
Bureau d’étude et de recherche en archéologie subaquatique et sous-marine et en océanographie, Ipso Facto propose une gamme de prestations scientifiques et techniques. Ses champs de compétences sont d’abord liés aux milieux maritime et nautique, mais s’élargissent à de nombreuses spécialités grâce à un réseau étendu de collaborateurs.
Présentation du groupement O’CAN / Ipso Facto
Bien que le marché de fouille et relevage de l’épave soit divisé en deux lots, le groupement O’CAN/Ipso Facto est convaincu que ces lots (archéologique et technique) ne peuvent êtres dissociés. En effet, la succession des différentes étapes de travail impose des compétences complémentaires réunies par l’équipe de scaphandriers scientifiques (archéologues) et l’équipe de scaphandriers spécialisés dans les travaux subaquatiques. Les scaphandriers archéologues et les scaphandriers travaux subaquatiques travaillent conjointement et en équipe sur l’ensemble de la mission afin de cumuler leurs complémentarités et leurs compétences.
C’est dans cet esprit que tout le travail préparatoire a été réalisé et proposé dans une offre commune par le groupement solidaire des entreprises O’CAN et Ipso Facto avant d’être retenu par le CG13.
Depuis l’installation du chantier (13 avril 2011) aux premières semaines de fouilles archéologiques, nous avons pu mesurer, la pertinence de cette association scientifique et technique autour de l’opération de fouille et de relevage du chaland Arles-Rhône 3.
ARC-Nucléart : des savoir-faire au service du patrimoine

Atelier et laboratoire de recherche, implanté sur le site du CEA-Grenoble, ARC-Nucléart est né dans les années soixante-dix de la nécessité de répondre aux besoins de préservation d’éléments du patrimoine historique (momie de Ramsès II et parquet du XVIIIe siècle) et de conservation des vestiges issus des fouilles archéologiques sub-lacustres de Charavines en Isère.
Il a pour mission la conservation-restauration des objets du patrimoine culturel en matériaux organiques (bois, cuir, fibres) et poreux, l’étude des matériaux dégradés et la mise au point de nouvelles méthodes de traitements, pouvant déboucher sur des applications industrielles.
S’y ajoutent des actions de formation et de communication auprès des professionnels de la conservation et de tous les publics.
Membre du réseau national de restauration, il est devenu, en 1997, un groupement d’intérêt public culturel (GIPC), à l’initiative de plusieurs partenaires : l’Etat (ministère de la culture et de la communication), le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), la Région Rhône-Alpes, la ville de Grenoble et l’association ProNucléart.
Dans des locaux équipés d’installations de haute technicité sur une surface de 3000 m2, une équipe pluridisciplinaire d’une vingtaine de personnes (ingénieurs-chercheurs chimistes et physiciens, biologistes, techniciens, restaurateurs, conservateurs, régisseurs des collections, photographes, personnels administratifs) se consacre à la sauvegarde du patrimoine, intervenant aussi en assistance aux archéologues sur les chantiers de fouilles, aux conservateurs dans les monuments historiques ou les musées.
Les collaborateurs scientifiques
Autour du musée départemental Arles antique, de nombreuses collaborations scientifiques (ministère de la Culture, laboratoires CNRS, universités, sociétés et chercheurs indépendants) se sont mises en place depuis 2004 pour assurer l’étude globale de l’épave et son contexte historique et paléoenvironnemental.
- Le musée départemental Arles antique (MDAA), avec David Djaoui, archéologue territorial, céramologue, et Sabrina Marlier, archéologue, spécialiste d’archéologie navale antique, assure l’étude d’une partie du mobilier céramique et amphorique lié au dépotoir portuaire et à l’épave ainsi que l’étude architecturale du chaland.
- Le département des Recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), par son expertise, contribue à la mise en place d’une méthodologie et d’outils adaptés à la fouille et à l’étude de ce site archéologique.
- Ipso Facto, bureau d’étude en archéologie et en océanographie assure, avec Mourad El Amouri et Sandra Greck, archéologues, la conduite des travaux scientifiques dans le cadre de la fouille et du relevage en 2011. Sandra Greck, dendro-archéologue, assure également l’étude dendrologique des bois de l’épave.
- L’Institut méditerranéen d’Écologie et de Paléoécologie (IMEP, CNRS-Aix-Marseille Université) assure, avec Frédéric Guibal, chargé de recherche CNRS, l’étude dendrochronologique des bois de l’épave, en collaboration avec S. Greck. Valérie Andrieu-Ponel, maître de conférences à l’université Paul Cézanne, assure quant à elle l’étude des pollens piégés dans la résine d’étanchéité du bateau.
- Le centre Camille-Jullian (CCJ, CNRS-Université de Provence), laboratoire d’archéologie méditerranéenne et africaine, participe, avec Pierre Poveda, doctorant-allocataire, à l’étude architecturale du chaland. Il contribue également, avec Michel Bonifay et Lucien Rivet, chargés de recherche CNRS, et Kévin Quillon, doctorant, à l’étude céramique et amphorique du dépotoir. Il assure enfin, avec Marc Heijmans, ingénieur de recherche CNRS, l’étude épigraphique de l’inscription découverte sur le bois de l’épave.
- Le centre interrégional de Conservation et de Restauration du patrimoine (CICRP), avec Philippe Bromblet, et le laboratoire de Recherche des Monuments historiques (LRMH), avec Lise Leroux, assurent l’étude géologique des pierres de chargement du bateau.
- Pierre Excoffon, archéologue au service du Patrimoine de la ville de Fréjus, assure l’étude des blocs de pierres constituant la cargaison (méthodes d’extraction et stratégies d’exploitation).
- La société Anatex assure, avec Fabienne Médard, l’étude des tissus du bateau utilisés pour le système d’étanchéité.
- Carine Cenzon-Salvayre, doctorante au laboratoire d’Archéologie médiévale méditerranéenne (LAMM, université de Provence - CNRS) assure l’étude anthracologique des charbons de bois provenant du dolium de l’épave.
- Le laboratoire des Sciences de l’Information et des Systèmes (LSIS, Aix-Marseille universités, université de Sud Toulon Var, CNRS) assure, avec Pierre Drap, chargé de recherche CNRS, la couverture et les restitutions photogrammétriques de l’épave dans son contexte. Olivier Bianchimani, plongeur biologiste, de l’association Septentrion Environnement, et Jean-Luc Verdier, d’Ipso Facto, collaborent directement, sur le terrain, à ces opérations.
- Le centre européen de Recherche et d’Enseignement des géosciences de l’environnement (CEREGE, CNRS-Aix-Marseille université) assure enfin, avec Claude Vella, maître de conférences université de Provence, l’étude paléoenvironnementale du site.
- L’atelier de Restauration, Conservation et Numismatique (Marseille) assure, avec son directeur, Joël Françoise, l’étude des monnaies découvertes au sein du dépotoir.
- Séverine Lemaître, maître de conférences à l’université de Poitier, laboratoire Hellénisation et Romanisation dans le monde antique (HeRMA), Jean Piton et Thierry Martin, tous trois céramologues, collaborent avec David Djaoui à l’étude céramique et amphorique du dépotoir.
- Gaël Piques, ingénieur de recherche au CNRS (laboratoire Archéologie des sociétés méditerranéennes, Lattes) assure l’étude des poissons en amphores.
- Laurent Bouby, CNRS, ingénieur d’étude au centre de bio-archéologie et d’écologie de Montpellier, assure l’étude des restes végétaux.
- Gaëlle Dieulefet, doctorante au laboratoire d’archéologie médiévale méditerranéenne (LAMM - université de Provence - CNRS) assure l’étude de la céramique moderne dans les ports sous la direction d’Henri Amouric, directeur du LAMM, MMSH.
- Le centre de Datation par le RadioCarbone, Archéométrie et Archéologie (CNRS-université de Lyon), a permis, avec Christine Oberlin, ingénieur de recherche CNRS, de donner une première datation de l’épave.
Les Voies navigables de France et la ville d‘Arles mettent gracieusement à disposition un hangar dans lequel sont effectuées les opérations de traitement du mobilier archéologique







